La piste 35 (ex F35)
Les pistes F sont des pistes ouvertes de la fin du printemps ou plus tard, jusqu'à fin septembre. Elles ne sont autorisées qu'aux 4x4 en raison de différents facteurs qui les rendent difficilement praticables : ornières, nids de poules, gués à franchir, cailloux, boue, etc. Bref toutes sortes de déformations de la piste.
La 35 qui n'est plus classée F car ayant été améliorée, ne reste cependant autorisée qu'aux véhicules 4x4. Elle traverse l'Islande du nord au sud, de Blonduos jusqu'à la magnifique chute d'eau de Gulfoss (cf. carte). Elle présente peu de difficultés à part des ornières et des cailloux.
Il n'y a pas heureusement pas de franchissements de gués qui sont parfois dangereux sans expérience. Il y a 5 ans j'ai eu l'occasion d'en faire l’expérience comme passager. C’était lors d'une expédition dans les hautes terres de l'est pour voir le volcan d'Askja, que Monique aurait dû faire avec moi si son accident n'avait pas nécessité un rapatriement sanitaire. Nous étions une trentaine de passagers dans un car 4x4 haut sur pattes et nous avons dû faire 3 franchissements dont 2 difficiles. Le courant était rapide et la profondeur de près d'un mètre par endroits. Ça ne s'improvise pas. J'ai pu admirer la maîtrise du chauffeur. D'abord entrer de travers à 45º vers l'aval puis remonter pareillement sans jamais être perpendiculaire à l'axe du courant.
La piste est un long désert de près de 200 km où les cailloux et le bruit du vent règnent en maîtres, où l'on dépasse rarement les 40km/h. Mais il y a de beaux sites. Environ 70 km après son début, on longe un grand lac. A peu près à mi-parcours, en faisant 2 km de détour, on trouve un site géothermique, hveravellir (qui se prononce Keravelir), plein de solfatares et de fumerolles au milieu desquelles sinue un torrent chaud. Un "hot pot" en pierre, grande baignoire en pleine nature est alimenté par ce torrent et une source froide pour fournir une eau à 40°. Monique et moi avons pu nous baigner avant qu'il se mette à pleuvoir. Je me suis bien délassé car la conduite sur piste est fatigante. Tenir le volant fait ressentir les à-coups dans tout le corps.