
La Biennale de Venise
A la biennale de Venise, c'est essentiellement la peinture qui représente les différents pays dans leurs pavillons respectifs. Mais aussi beaucoup les performances filmées ou les montages, vidéos et, dans une moindre mesure la sculpture.
Il y a, comme on dit, à boire et à manger. J'ai personnellement trouvé peu d’œuvres qui m’ont transporté. Monique en revanche plus que moi. Mais parmi celles que j'ai appréciées et que je mets ici en photo (à noter que ce sont celles de Monique, bien meilleure photographe que moi). Il y a celles du pavillon polonais :
immenses fresques en patchwork qui font le tour de la pièce d'une centaine de mètres carrés de haut en bas. Elles racontent des voyages de ROM, et des scènes bibliques et de vie quotidienne polonaise d'autrefois. Et il y a le pavillon américain qui offre cette année de magnifiques sculptures de l'artiste afro-américaine Simone Leigh, reproduites ci-dessous :
En " biennale off", nous avons découvert les œuvres de Marlène Dumas (Afrique du sud) dans le beau Palazzo Grassi qui fait partie de la fondation Pinault. Notamment celle du mur israélien ironiquement nommé "personnage dans un paysage" :
et "Salut d'enfant", un enfant qui tente d'attirer l'attention de soldats dans un hélicoptère mais qu'on croirait danser et, enfin "Temps et Chimère", un personnage et son ombre que Monique et moi adorons et qui a été choisi pour l'affiche de l’exposition . Nous avons acheté l’affiche que nous avons ramenée et fait encadrer pour l'appartement de Sitia.
Mais Venise n'est pas seulement une ville d'art, c'est un musée à ciel ouvert. Je ne me lasse pas de ces couleurs ocrée des maisons qui bordent les canaux, ou de la magnificence des palais du grand canal.
La photo ci-contre est un peu carte-postale mais c'est un vrai plaisir de la faire figurer ici malgré le temps maussade qui lui donne un petit air inhabituel, plus gris et moins éclatant.
La photo de titre est celle d'un bateau magasin de fruits et légumes sur un canal non-loin des Giardini à côté de la Biennale. On croirait un tableau et c'est ce que j'aime à Venise et dont je ne me lasse pas, cette ambiance extraordinaire et cette vie sur l'eau en l'absence de voitures. En revanche il faut reconnaître que le tourisme est une vraie plaie que nous alimentons à notre corps défendant. Mais Venise ne tiendrait pas le coup sans touristes.
Venise fut enfin un moment hors temps quand nous avons fait tous les quatre nos propres masques dans l'atelier d'un artisan. Un moment exceptionnel.
Voici en premier nos masques et quelques magnifiques réalisations de l'artisan :
Il y a dans cette ville hors du commun quelque chose d’onirique qui m'avait fait écrire il y a un certain temps déjà :
LE MIROIR DE NOS DESIRS.
Venise est un miroir qui s’évapore,
une image que fait vibrer la chaleur.
Des horizons roses s'étirent dans le soir
Et s’allongent dans des fards de l’Orient
La pierre, l’eau, les statues, les tableaux
Et même la laideur s’y côtoient.
Mais seule y perdure la beauté.
Tu murmures, émerveillé,
Ton regard interroge les rêves de la cité
Et les temps assoupis en son sein.
Venise n’est pas ce que l’on voit
Venise est ton miroir et ton mirage
Venise n’est pas ce que l’on croit
Venise est ton désir dans un miroir.