
Novembre de nouveau morose
Après 5 jours de beau temps, pluies et orages sont revenus. D'une certaine manière ça facilite la préparation mentale au retour définitif en France.
Aujourd’hui, 23 novembre, la tendance est assez perturbée mais des éclaircies apparaissent de temps à autres. Comme disait une vieille personne de ma famille dans mon enfance (On l'appelait Titite et je l'appelais vers l'âge de 8 ans "ma petite sœur", alors qu'elle avait 80 ans...), comme disait donc Titite : il y a suffisamment de bleu dans le ciel pour tailler une culotte de gendarme.
Ce n'est pas encore un escadron...
C'est un peu compliqué de définir une date de départ avec les contraintes liées à la covid car, autant il nous est simple de quitter la Grèce, autant c'est plus compliqué de rentrer en Italie, bien qu'en transit. Apparemment selon nos informations, ça nécessiterait de rouler d'une traite ou presque jusqu'en France. Donc pour l’instant nous attendons en espérant que les mesures italiennes s'assoupliront et que nous pourrons y passer quelques jours et aller voir Marc et Katia à Florence.
Je joins ci-après un texte poétique qui figurera dans mon prochain recueil Ataraxie que je publierai à mon retour en France. Ce poème a pour nom Outics, mot valise formé de "outils" et de "T.I.C", acronyme envahissant de technologies d'information et de communication. Je l'ai écrit en réaction à l’envahissement, par les médias de toute sorte, qui nous proposent à tout-va tout n'importe quoi sous prétexte de nous informer. Les outics y prennent une large place et dieu merci nous pouvons les éviter en les éteignant mais ça n'éteint malheureusement pas la connerie "humaine".
OUTICS
Les outics sont de zélés serviteurs
Mais, obsédants, engendrent des tocs
Et dans nos gesticulations, jour et nuit
Nous gardent à portée de leurs écrans.
Dialecticiens habiles, ils savent très bien
Retourner les rôles et devenir nos maîtres
Faisant de nous leurs débiteurs,
Que la peur du manque étreint.
Sur le web devenu champ de bataille
Hypermarché du bien et du mal
Ils répandent vices, violences, vulgarités
Au même titre qu’intelligence et connaissance.
Faux ingénus, ils sont devenus des armes
Dans l’anonymat des ignares et des vulgaires
Qui s'y battent mieux que leurs adversaires
Et triomphent parfois en piétinant la vérité.
Certains au nom de la libre expression
Les comparent à l’antique Agora
Prenant, ce faisant, en otage l’histoire.
Rappelons qu’on y parlait à visage découvert
Et qu’on pouvait perdre la vie à le faire.
Fascinants outics, traitant à l’identique
Vérités et contre-vérités comme des opinions,
Vous sommez l’intelligence de rendre des comptes
À d’invisibles complotistes et scélérats !
Ceux qui vous ont créé à leur profit
Vous disent neutres et sans a priori,
Faisant semblant d’ignorer que des abrutis
Ils relayent absurdités et mensonges.
Fascinants outics !
Ce n’est pas que l’intelligence ne sache
Se battre contre la barbarie !
Mais la barbarie occupe jour et nuit
Le terrain que vous leur offre.
Je veux pourtant croire qu'un jour viendra
Où l'intelligence triomphera
Pour faire enfin rimer outic avec Éthique.