23 Nov 2020

Novembre de nouveau morose

Après 5 jours de beau temps, pluies et orages sont revenus. D'une certaine manière ça facilite la préparation mentale au retour définitif en France.

Aujourd’hui, 23 novembre, la tendance est assez perturbée mais des éclaircies apparaissent de temps à autres. Comme disait une vieille personne de ma famille dans mon enfance (On l'appelait Titite et je l'appelais vers l'âge de 8 ans "ma petite sœur", alors qu'elle avait 80 ans...), comme disait donc Titite : il y a suffisamment de bleu dans le ciel pour tailler une culotte de gendarme.

Ce n'est pas encore un escadron...

C'est un peu compliqué de définir une date de départ avec les contraintes liées à la covid car, autant il nous est simple de quitter la Grèce, autant c'est plus compliqué de rentrer en Italie, bien qu'en transit. Apparemment selon nos informations, ça nécessiterait de rouler d'une traite ou presque jusqu'en France. Donc pour l’instant nous attendons en espérant que les mesures italiennes s'assoupliront et que nous pourrons y passer quelques jours et aller voir Marc et Katia à Florence.

Je joins ci-après un texte poétique qui figurera dans mon prochain recueil Ataraxie que je publierai à mon retour en France. Ce poème a pour nom Outics, mot valise formé de "outils" et de "T.I.C", acronyme envahissant de technologies d'information et de communication. Je l'ai écrit en réaction à l’envahissement, par les médias de toute sorte, qui nous proposent à tout-va tout n'importe quoi sous prétexte de nous informer. Les outics y prennent une large place et dieu merci nous pouvons les éviter en les éteignant mais ça n'éteint malheureusement pas la connerie "humaine".

 

OUTICS

Les outics sont de zélés serviteurs

Mais, obsédants, engendrent des tocs

Et dans nos gesticulations, jour et nuit

Nous gardent à portée de leurs écrans.

Dialecticiens habiles, ils savent très bien

Retourner les rôles et devenir nos maîtres

Faisant de nous leurs débiteurs,

Que la peur du manque étreint.

Sur le web devenu champ de bataille

Hypermarché du bien et du mal

Ils répandent vices, violences, vulgarités

Au même titre qu’intelligence et connaissance.

Faux ingénus, ils sont devenus des armes

Dans l’anonymat des ignares et des vulgaires

Qui s'y battent mieux que leurs adversaires

Et triomphent parfois en piétinant la vérité.

Certains au nom de la libre expression

Les comparent à l’antique Agora

Prenant, ce faisant, en otage l’histoire.

Rappelons qu’on y parlait à visage découvert

Et qu’on pouvait perdre la vie à le faire.

Fascinants outics, traitant à l’identique

Vérités et contre-vérités comme des opinions, 

Vous sommez l’intelligence de rendre des comptes

À d’invisibles complotistes et scélérats !

Ceux qui vous ont créé à leur profit

Vous disent neutres et sans a priori,

Faisant semblant d’ignorer que des abrutis

Ils relayent absurdités et mensonges.

Fascinants outics !

Ce n’est pas que l’intelligence ne sache

Se battre contre la barbarie !

Mais la barbarie occupe jour et nuit

Le terrain que vous leur offre.

Je veux pourtant croire qu'un jour viendra

Où l'intelligence triomphera

Pour faire enfin rimer outic avec Éthique.

 

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