
Retour à Nantes
Après deux mois et demi à Sitia (et une escapade à Venise), nous avons repris hier matin le chemin de Nantes. Lever 6 heures, arrivée à 23h à la gare de Nantes. Avion de Sitia à Athènes puis 5 heures d’attente à l’aéroport d’Athènes. Il est assez étonnant de trouver un aéroport pour une ville de 13000 habitants. En basse saison 3 dessertes hebdomadaires pour Athènes A/R sont imposées par les pouvoirs publics au nom de la continuité territoriale car l'est n'est pas desservi par les ferries. En haute saison il y en a tous les jours. C'est pratique car l'aéroport est situé à 5 km de la ville.
Puis Paris Charles de Gaulle et enfin la gare Montparnasse. Compte tenu du décalage horaire, ça nous a fait une journée nomade de 18h. Autant dire que ce matin nous sommes un peu déphasés mais content de retrouver Nantes malgré la pluie et le froid.
Évidemment ça fait drôle de remettre des chaussettes du jour au lendemain, de mettre un pull ce matin et de ne plus aller se baigner dans la mer. Le soleil était encore au rendez-vous avant-hier et la plage avec. En revanche, hier matin comme si la météo avait voulu nous préparer au climat nantais, il ne faisait pas beau et un peu frisquet compte tenu de l'heure très matinale. La photo de titre montre une aube sans soleil à notre réveil mais en revanche une belle composition saisie par Monique avant de quitter l'appartement.
Une consolation nous a fait partir sereins : nous avons trouvé une femme qui viendra s'occuper de nos plantes. Elle a un prénom étonnant pour nous, Mimosa.
Les bougainvillées ont eu une belle croissance après un été un peu chaotique et même s'ils ne sont pas fragiles (on en trouve partout et à profusion en Grèce), ils nécessitent un arrosage régulier quand ils sont en pots.
Cette femme et son mari, Alexis, sont albanais et vivent depuis 20 ans en Crète. Lui est un maçon réputé pour la qualité de son travail ; elle, fait des ménages et de l'entretien de jardin. Leur fille de 13 ans, Diana, leur sert d'interprète pour communiquer avec leurs clients en Anglais qu'elle parle étonnamment bien, avec une grande aisance. Il est vrai que l'apprentissage de l'Anglais en première langue est obligatoire . Les familles grecques et, même avec de faibles moyens financiers, font prendre à leurs enfants des cours supplémentaires dans des instituts privés qui sont légion. Diana apprend aussi le Français. Il y a une belle alchimie entre ses parents qui la poussent vers les études et elle qui les aide dans leurs relations commerciales. Bel équilibre dans cette famille attachante.