
08 février déjà
Que le temps passe vite. Tant mieux puisque ma fille Isabelle vient pendant les vacances scolaires me rejoindre pour une semaine avec son amie Ninon. Je vais les chercher dimanche 16 prochain à l'aéroport d'Athènes.
Depuis la tempête il y a trois jours, le vent souffle toujours mais Eole ne pousse plus de violentes rafales. La température est descendue à 9°, ce qui ne serait rien sans l'humidité pénétrante que je déteste particulièrement. Apparemment le temps va se rétablir demain et la température revenir à 15°.
J'ai quitté hier Agios Spiridonas pour un autre Agios durant le weekend : Nikolaos cette fois, ville de 20.000 habitants, très agréable au bord de la mer longée par une côte formant plusieurs pointes entre lesquelles des baies et des plages diversement orientées sinuent. La ville est très touristique l'été. En cette saison, elle est charmante. Nombreux cafés et restos restent ouverts tard le soir.
Je loge dans un studio loué par des gens charmants que j'avais connus en décembre par Rbnb. Leur appartement est à l'étage au dessus de mon studio. J'ai rarement rencontré des gens aussi agréables. La femme est descendue m'offrir à manger pour le dîner: une assiette d'un plat traditionnel, ragoût de mouton aux patates et aux herbes dont je n'ai pu identifier que le pissenlit. C’était vraiment délicieux et d’autant plus que tellement gentiment offert.
Une des particularités d'Agios Nikolaos : il y a un petit lac d'environ 150 mètres de diamètre en plein cœur de la ville. Il est profond de 64 mètres. Il communique avec la mer depuis la fin du 19° siècle par un petit et court canal.
En début d'apm je me suis rendu à Elounda, station balnéaire réputée qui fait face à la presqu'île de Spinalonga et la petite île du même nom, une forteresse vénitienne, qui servit de léproserie où s'était auto-organisée une microsociété, depuis le début du XX° jusqu'à la fin des années 50. On en a beaucoup parlé il y a une dizaine d'années lors de la parution du roman "L'île des oubliés" de Vitoria Hislop, romancière anglaise amoureuse de la Grèce et de la Crète. Demain si le vent est totalement tombé et que les bateaux reprennent du service, j'irais la visiter (l’île, pas la romancière...).
A Elounda, j'ai fait ce midi un repas de panini et d'un verre de délicieux vin blanc dans un petit bar sympa tenu par un jeune Grec qui a vécu un an à Rennes et qui adore Nantes. Des clients jouant au Tavli m'ont autorisé à les prendre en photo. C'est celle que vous voyez aujourd'hui.
Demain je publierai le dernier chapitre de Sauvé par les livres. J'ai à cette occasion réécrit cette nouvelle qui sera disponible en version PDF pour ceux qui voudront la lire d'une traite. Je l'enverrai par courriel.