
Santorin / 3 : une île extraordinaire
Au centre de la caldeira, se trouve une petite île, Nea Kameini (phot ci-dessus), constituée par le cône volcanique qui s'est reconstituée, pourrait-on dire en miniature au fur et à mesure des éruptions. L'activité du volcan sous-marin reste importante et encore peu connue. Nous avons pu voir le documentaire de la chaîne Arte, Les mystères de Santorin, sur les recherches menées sous les eaux de la caldeira. C'est passionnant : on voit les chercheurs étudier les carottes prélevées dans la partie sous-marine du volcan. Les vulcanologues sont certains qu'un jour ou l'autre une éruption d'ampleur aura lieu de nouveau. Actuellement les phénomènes volcaniques sont permanents et Nea Kameini grossit lentement mais régulièrement.
Nea Kameni n'a que 500 ans. C’est une des plus récentes îles de Méditerranée. Elle est apparue en 1573 : le cratère du volcan s'est recréé en surface. Elle fait aujourd’hui 150m d’altitude. Les dernières éruptions ont eu lieu en 1950 et elles ont donné naissance à plusieurs îles qui ont formé l'actuelle Nea Kameni (ie : nouvelle Kameni). C'est un lieu important d'études géologiques, laboratoire vivant qui montre une activité qui nous a rappelé l'Islande. Le sol est par endroits chaud et on y trouve des fumeroles. Une autre île volcanique se situe tout près de là, au nom de Palea Kameini (ancienne Kameini). Entre les deux Kameini de nombreux courants chauds sont produits par des sources volcaniques sous-marines.
Bref, Santorin est une île extraordinaire qui fournit de très belles cartes postales au propre et au figuré, une île fragile et attachante mais il faut s'écarter des lieux renommés pour y trouver refuge. C'est ce que nous avons fait durant les deux jours que nous avons passés dans une belle maison traditionnelle très joliment restaurée, à la fois simple et jolie. Cerise sur le gâteau, il y avait un jacuzzi que nous avons abondamment utilisé après des promenades fatigantes sous le soleil. Nous avons fait l'expérience de taxis hors de prix et, inversement, des bus qui sont très bon marché mais dont les horaires sont un peu fantaisistes. Nous avions envisagé cette visite l'an dernier et renoncé en raison du prix des ferries qui relient Heraklion à Santorin, des Jet ferries aussi polluants que rapides et chers.
Mais quelle lieu extraordinaire !
Mais nous nous sommes décidés à la visiter après la découverte d'Anafiotika à Athènes, au mois de mars (cf.https://stan-engrand.fr/post/show/269). Cette découverte nous a fait connaître l'existence de la petite île d'Anafi à l’origine du nom Anafiotika, ie : petite Anafi située moins de quarante kilomètres à l'est de Santorin. Nous avons décidé de nous y rendre ce qui ne nous était possible à cette saison qu'à partir de Santorin.