L'île de Symi dans le Dodécanèse
Des amis nous avaient parlé de l'île de Symi, qui se situe à une heure de ferry de Rhodes et nous avons décidé d'aller y passer 2 ou 3 jours. C'est une petite île de la partie de la mer Égée qu'on appelle le Dodécanèse (ce qui signifie "douze îles" mais qui peut en comporter d'autres selon celles qu'on y inclue) au sud-est des Cyclades et proches des côtes turques. Symi est devenue italienne en 1912 et en a gardé son caractère coloré et ses maisons de style néo-classique qui la rend unique. Elle recèle de nombreuses criques très agréables. La ville/port principale est Gialos qu'on voit sur la photo de titre. Elle se situe au fond d'une sorte de petit fjord comme on le voit sur la photo ci-dessous (empruntée ainsi que la suivante au site du "Routard"). En arrière-plan la côte turque.
Nous sommes partis de Sitia le 22 octobre par le ferry hebdomadaire de 7 heures du matin qui arrive d'Athènes et se rend à Rhodes. Nous avons passé une soirée dans la vieille ville où nous étions déjà rendus au printemps(https://stan-engrand.fr/post/show/311). La traversée dure près de 8 heures en desservant aussi les îles de Kassos et Karpathos (https://stan-engrand.fr/post/show/161), assez proches l'une de l'autre, approximativement à mi-route de Rhodes. Arrivés à 15h où nous avons eu le temps de visier le musée d'art moderne que nous avions trouvé fermé la fois précédente.
Le lendemain, jeudi 23 nous avons pris le ferry pour Symi en début d'après-midi. Arrivée vers 16h. Notre hôtel se situe à Horio (village en Grec) qui se situe au dessus de la ville à 10 minutes en taxi. Repos avant une visite du village vers 17h30.
Le village est en fait un quartier de la ville. La continuité n'est jamais rompue, comme le montrent les rues en escaliers qui relient Horio au port.
Notre balade s'est terminée à l'heure du dîner dans une taverne traditionnelle très sympathique.
Le lendemain nous avons loué une voiture pour nous rendre au sud de l'île dans un petit village autour d'un monastère, Panormitis. Le monastère n'est pas intéressant mais le lieu est magnifique. L'anse qui constitue le port est étonnante. On croirait les digues construites par l'homme mais elle sont naturelles, cf. la photo ci-après.
Nous avons visité un autre monastère au nord-ouest, celui-là particulièrement intéressant. Celui du Taxiarque Michel de Roukounioto.Très intéressant parce qu'il est construit au dessus d'une église du XV°, aujourd'hui crypte de l'actuelle église, les deux étant en service. Taxiarque est un terme de Grec ancien qui désigne un officier supérieur dans l'armée. Je n'ai pas trouvé d’explication à son utilisation ecclésiastique et je suppose que le mot a changé de sens à l'ère chrétienne ou a simplement été utilisé par analogie dans la hiérarchie orthodoxe. Le pilier ci-dessous du portail du monastère montre l'inscription en Grec ancien religieux qui utilise un alphabet particulier.⁰ Ça se lit : "Saint monastère du Taxiarque Michel de Roukouniotos".
L'église moderne, bâtie au-dessus de l'ancienne est ceinte des quatre côtés par les bâtiments dans lesquels se situent les installations monastiques, cellules, réfectoire, bibliothèque...
Ci-dessous l'église "souterraine" du XV° avec son beau pavage et son iconostase
et au fond la chaire particulièrement belle.
À côté de l'entrée du monastère le hêtre pluri centenaire qui aurait été planté au XIV° par les chevaliers de Saint Jean qui, s'installant à Rhodes colonisèrent aussi les îles proches, cf. https://stan-engrand.fr/post/show/313
Nous avons terminé notre séjour à Symi par une jolie randonnée vers la plage de Saint Nicolas, anse bien protégée du vent, au bas d'une petite vallée, bondée en été, dont parasols et sunbeds avaient été démontés et dont nous avons disposé pour nous seuls. Donc excellent bain de mer dans le plus simple appareil.