31 Oct 2025

Athènes 31 octobre 2025

Le 28, Monique a repris l'avion pour Nantes et je suis resté à Athènes jusqu'au 31 soir où je devais reprendre le ferry pour Héraklion. 

Il est des lieux à Athènes que j'aime particulièrement et la colline des muses est de ceux-là. La vue sur le Parthénon est magnifique même quand le soleil n'y est pas. Au fond on aperçoit la colline du Lycabette d'où il est si agréable de regarder le Parthénon au coucher de soleil quand les derniers rayons le colorent de rose pendant quelques dizaines de secondes avant de disparaitre derrière les montagnes. 

Parmi les monuments que j'aime particulièrement à Athènes, il y a l'Académie composée de trois monuments néo-classiques sur le modèle des temples antiques, un bâtiment central et deux ailes. De part et d'autres au premier plan, les statues de Platon est Socrate assis sur des fauteuils. Au deuxièmes plan, sur de hautes colonnes, les statues d'Athéna et Apollon.

La photo de titre est celle du fronton et du toit de l'aile droite quand on regarde la photo ci-dessus. On y voit derrière, qui dépasse en hauteur, de nouveau une statue d'Athéna sur une haute colonne. On voit que le fronton est coloré. On imagine assez mal les temples antiques peints, habitués que nous sommes à les voir blancs/crème, tout comme les statues qui étaient en fait peintes elles aussi. Quand on voit des essais de reconstitutions colorées, c'est pour le meilleur et souvent le pire. C'est généralement très décevant. Probablement parce que ça va à l’encontre de nos représentations où la blancheur des vestiges serait une garantie de pureté et d'authenticité.

Je me suis beaucoup promené dans divers quartiers que je connais moins bien et j'ai privilégié des lieux ou monuments auxquels je n'avais jamais prêté attention. La tour des vents ci-après est un élégant bâtiment octogonal construit à à la fin du 2°siècle avant JC. dans l'Agora romaine lors de la colonisation de la Grèce par les romains.

Il abritait une horloge hydraulique dont il reste peu de choses et l'extérieur est orné de hauts-reliefs portant des allégories ailées représentant les différents vents. Celle de gauche sur la photo représente le vent de nord-est appelé Kaikias et celle de droite, Borée, le vent du nord. La première représente un homme barbu qui récupère des grêlons dans un bouclier ; la deuxième un homme barbu encore, dont le robe flotte au vent et qui tient une conque.

Sur la place la plus connue d'Athènes, la place Syntagma (place de la constitution), je suis tombé sur cet émouvant hommage aux victimes de l'accident ferroviaire de 2023 qui avait fait 57 morts et de nombreux blessés. Un accident dû à plusieurs facteurs techniques dont un système obsolète d'aiguillage qui a permis qu'une erreur humaine fasse rouler deux trains en sens inverses sur une même voie. Les 57 noms sont écrits en rouge et des nounours sont exposés quand il s'agit d'enfants.

A force d'y venir, nous commençons à bien connaître Athènes mais on n'épuise pas une grande ville aussi facilement. Pour la découvrir en profondeur, nous utilisons généralement un site Vivre à Athènes, [https://vivreathenes.com/], qui regorge d'informations et de suggestions. C'est ainsi que nous avons découvert, Monique et moi, un restaurant particulièrement sympathique qui est aussi un magasin de charcuteries et de fromages d'Anatolie. Très bon accueil, serveurs et serveuses souriant(e)s et disponibles, service impeccable. Chose rare à Athènes, on vous sert un amuse-bouche (une petite portion de jambon sec en effilochée et fromage) et à la fin du repas, un léger dessert est offert. En l'occurence il s'agissait de yaourt avec une confiture orange dont je me suis fait expliquer la composition : dominante de carottes confites, un peu d'orange et du curcuma. J'aurais été incapable de deviner la présence de carotte. Pendant les 3 jours que j'ai passés seul à Athènes, j'y suis retourné une fois et j'ai repris exactement la même chose : une planche individuelle de charcuteries et de fromages.

La tradition d'offrir un dessert et un léger amuse-bouche ou parfois un petit mezzé, est encore pratiquée en Crète mais rarement en Grèce continentale. 

Les belles découvertes se font aussi par hasard. Je suis ainsi tombé sur une église byzantine (il y en a de nombreuses à Athènes souvent petites) plus grande que celles que je connaissais et flanquée d'un clocher type campanile, ce que je n'avais jamais vu. Il s'agit de la Sainte Trinité nommée aussi Agia Sotira, Sainte Sotira (qui apporte le salut). Elle a été rachetée et totalement reconstruite au cours du XIX° par des orthodoxes russes, d'où l'une de ses dénominations actuelles d’église russe. A la base, c'est une église du XI°, construite sur d'anciens thermes romains, qu'on visite en descendant dans une crypte. On y voit les vestiges du système de circulation d'eau chaude souterraine qui chauffait les thermes par le dessous des planchers, lesquels thermes ont ensuite servi de catacombes (cimetière souterrain) à l'ère chrétienne. L'espace est assez restreint pour des raisons de sécurité mais assez spectaculaire malgré la brièveté de la visite d'une dizaine de minutes pour un prix démesuré de 8 € et une guide délivrant des informations basiques en Anglais avec un fort accent pas toujours compréhensible. Mais c'est toujours une agréable surprise de découvrir ce genre de curiosité même s'il n'y a in-fine pas grand chose à voir sinon une belle église richement ornée comme le sont toujours les églises orthodoxes.

 

 

 

 

 

 

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