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Stanislas Engrand

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15 Nov 2025

Quelques œuvres du peintre Tetsis

La photo de titre est celle d'un morceau d'une grande fresque qui s'appelle "marché". Elle est exposée en permanence dans le hall d'entrée de la pinakotiki ethniki (galerie nationale d'Athènes).

 

La série d'arbres ci-dessous a été peinte à Hydra [cf. https://stan-engrand.fr/post/show/319]

 

 

Toute une galerie de portraits 

 

 

 

De nombreux tableaux sont consacrés aux marchés. On y reconnaît bien la pâte de Tetsis 

 

Et toujours Hydra 

 

Et un intéressant arc-en-ciel

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31 Oct 2025

Athènes 31 octobre 2025

Le 28, Monique a repris l'avion pour Nantes et je suis resté à Athènes jusqu'au 31 soir où je devais reprendre le ferry pour Héraklion. 

Il est des lieux à Athènes que j'aime particulièrement et la colline des muses est de ceux-là. La vue sur le Parthénon est magnifique même quand le soleil n'y est pas. Au fond on aperçoit la colline du Lycabette d'où il est si agréable de regarder le Parthénon au coucher de soleil quand les derniers rayons le colorent de rose pendant quelques dizaines de secondes avant de disparaitre derrière les montagnes. 

Parmi les monuments que j'aime particulièrement à Athènes, il y a l'Académie composée de trois monuments néo-classiques sur le modèle des temples antiques, un bâtiment central et deux ailes. De part et d'autres au premier plan, les statues de Platon est Socrate assis sur des fauteuils. Au deuxièmes plan, sur de hautes colonnes, les statues d'Athéna et Apollon.

La photo de titre est celle du fronton et du toit de l'aile droite quand on regarde la photo ci-dessus. On y voit derrière, qui dépasse en hauteur, de nouveau une statue d'Athéna sur une haute colonne. On voit que le fronton est coloré. On imagine assez mal les temples antiques peints, habitués que nous sommes à les voir blancs/crème, tout comme les statues qui étaient en fait peintes elles aussi. Quand on voit des essais de reconstitutions colorées, c'est pour le meilleur et souvent le pire. C'est généralement très décevant. Probablement parce que ça va à l’encontre de nos représentations où la blancheur des vestiges serait une garantie de pureté et d'authenticité.

Je me suis beaucoup promené dans divers quartiers que je connais moins bien et j'ai privilégié des lieux ou monuments auxquels je n'avais jamais prêté attention. La tour des vents ci-après est un élégant bâtiment octogonal construit à à la fin du 2°siècle avant JC. dans l'Agora romaine lors de la colonisation de la Grèce par les romains.

Il abritait une horloge hydraulique dont il reste peu de choses et l'extérieur est orné de hauts-reliefs portant des allégories ailées représentant les différents vents. Celle de gauche sur la photo représente le vent de nord-est appelé Kaikias et celle de droite, Borée, le vent du nord. La première représente un homme barbu qui récupère des grêlons dans un bouclier ; la deuxième un homme barbu encore, dont le robe flotte au vent et qui tient une conque.

Sur la place la plus connue d'Athènes, la place Syntagma (place de la constitution), je suis tombé sur cet émouvant hommage aux victimes de l'accident ferroviaire de 2023 qui avait fait 57 morts et de nombreux blessés. Un accident dû à plusieurs facteurs techniques dont un système obsolète d'aiguillage qui a permis qu'une erreur humaine fasse rouler deux trains en sens inverses sur une même voie. Les 57 noms sont écrits en rouge et des nounours sont exposés quand il s'agit d'enfants.

A force d'y venir, nous commençons à bien connaître Athènes mais on n'épuise pas une grande ville aussi facilement. Pour la découvrir en profondeur, nous utilisons généralement un site Vivre à Athènes, [https://vivreathenes.com/], qui regorge d'informations et de suggestions. C'est ainsi que nous avons découvert, Monique et moi, un restaurant particulièrement sympathique qui est aussi un magasin de charcuteries et de fromages d'Anatolie. Très bon accueil, serveurs et serveuses souriant(e)s et disponibles, service impeccable. Chose rare à Athènes, on vous sert un amuse-bouche (une petite portion de jambon sec en effilochée et fromage) et à la fin du repas, un léger dessert est offert. En l'occurence il s'agissait de yaourt avec une confiture orange dont je me suis fait expliquer la composition : dominante de carottes confites, un peu d'orange et du curcuma. J'aurais été incapable de deviner la présence de carotte. Pendant les 3 jours que j'ai passés seul à Athènes, j'y suis retourné une fois et j'ai repris exactement la même chose : une planche individuelle de charcuteries et de fromages.

La tradition d'offrir un dessert et un léger amuse-bouche ou parfois un petit mezzé, est encore pratiquée en Crète mais rarement en Grèce continentale. 

Les belles découvertes se font aussi par hasard. Je suis ainsi tombé sur une église byzantine (il y en a de nombreuses à Athènes souvent petites) plus grande que celles que je connaissais et flanquée d'un clocher type campanile, ce que je n'avais jamais vu. Il s'agit de la Sainte Trinité nommée aussi Agia Sotira, Sainte Sotira (qui apporte le salut). Elle a été rachetée et totalement reconstruite au cours du XIX° par des orthodoxes russes, d'où l'une de ses dénominations actuelles d’église russe. A la base, c'est une église du XI°, construite sur d'anciens thermes romains, qu'on visite en descendant dans une crypte. On y voit les vestiges du système de circulation d'eau chaude souterraine qui chauffait les thermes par le dessous des planchers, lesquels thermes ont ensuite servi de catacombes (cimetière souterrain) à l'ère chrétienne. L'espace est assez restreint pour des raisons de sécurité mais assez spectaculaire malgré la brièveté de la visite d'une dizaine de minutes pour un prix démesuré de 8 € et une guide délivrant des informations basiques en Anglais avec un fort accent pas toujours compréhensible. Mais c'est toujours une agréable surprise de découvrir ce genre de curiosité même s'il n'y a in-fine pas grand chose à voir sinon une belle église richement ornée comme le sont toujours les églises orthodoxes.

 

 

 

 

 

 

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30 Oct 2025

Hydra, 30 octobre 2025

La photo de titre est celle d'un tableau du peintre grec Panagiotis Tetsis, décédé il y a presque dix ans, originaire de Hydra. J'ai pu revoir une magnifique exposition qui lui est consacrée à la Galerie nationale d'Athènes après être allé à Hydra. Une très belle expo que nous avions découverte en mai, Monique et moi. Testsis est un peintre de renommée internationale. J'ai rassemblé quelques photos de l'expo dans un article suivant.

Hydra est une île magnifique qui se situe très au sud ouest d’Athènes à 10 km de la pointe sud du premier doigt du Péloponnèse (qui n'en compte que 4...), l'Argolide, dont on voit les montagnes sur la photo ci-dessous. Bien qu'elle soit assez loin du Pirée, on y accède en moins de 2 heures grâce aux catamarans aussi monstrueux  que puissants extrêmement rapides, qui déjaugent.

          

Outre que l'île est très jolie, la particularité majeure est qu'elle est totalement interdite aux véhicules à moteurs thermiques (cyclomoteurs inclus). Les seuls moyens de transport sont les mulets et les chariots à bras aujourd’hui électrifiées ou alors les bateaux-taxi.

C'est assez étonnant de voir décharger les marchandises des bateaux sur des mulets. La ville et port d'Hydra s'est enrichie de son activité commerciale qui a permis des fortunes de commerçants et d'armateurs qui ont joué un rôle déterminant dans la guerre d'indépendance contre les Turcs (1821/1829). Nombre de maisons sont plus grandes que sur les autres îles, colorées ou simplement chaulées. Les rues silencieuses sont propres, bien entretenues (ce qui est à souligner en Grèce) et joliment fleuries par de nombreux bougainvilliers roses et rouges. Se promener dans les rues est agréable et reposant malgré la présence de nombreux touristes.

 

Véritable institution de l'île, la pharmacie Rafalia est une très belle curiosité : jolie façade, "Pharmakeio" écrit en vert et surtout le décor intérieur qui n'a pratiquement pas changé depuis 1890 année de sa création par le grand-père de l'actuel pharmacien Evangelos Rafalias qui porte le même prénom que son grand-père. Les rayonnages anciens en bois et les pots qui contenaient les potions ont été conservés. 

                     

Ne pouvant déranger en prenant des photos à l'intérieur, j'ai récupéré celle-ci sur un site web :

  www.greekgastronomyguide.gr/fr/item/farmakeio-rafalia-ydra/

Un autre particularité d'Hydra est la quantité invraisemblable de chats. Ils sont très sociables et très appréciés. Il paraît qu'ils se massent sur le port au retour des pêcheurs et font le spectacle et j'imagine de la bagarre.

Hydra, c'est aussi l'île où vécut Léonard Cohen de 1961 à 1968. Il y écrivit notamment So long Marianne et Bird on a Wire, chansons que j'avais apprises à la guitare et que j'aime toujours jouer. En écrivant ces mots me revient que le chanteur était au festival de l'île de Wight en 1970 (dernier des grands festivals de l'époque qui avait réuni plus de 600.000 spectateurs) où j'ai pu l'entendre chanter ses chansons cultes.

Ci-dessous, une photo de sa maison, modernisée aujourd'hui. Elle appartient toujour, je crois, à son fils.

J'ai cru la reconnaitre en second plan du tableau de Tetsis qui la suit.

 

Arrivé dans l'île à 11h du matin, j'ai repris le bateau à 18h, après une journée de randonnée sur le littoral nord et évidemment un bain de mer. D'après Map, j'ai fait une vingtaine de kilomètres. Ouf ...

Ci-dessous une photo du bateau ultra rapide, autant que monstrueux, qui m'a permis cette magnifique journée dans cette île belle et attachante, comme Symi mais très différente, cf https://stan-engrand.fr/post/show/317

 

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25 Oct 2025

L'île de Symi dans le Dodécanèse

Des amis nous avaient parlé de l'île de Symi, qui se situe à une heure de ferry de Rhodes et nous avons décidé d'aller y passer 2 ou 3 jours. C'est une petite île de la partie de la mer Égée qu'on appelle le Dodécanèse (ce qui signifie "douze îles" mais qui peut en comporter d'autres selon celles qu'on y inclue) au sud-est des Cyclades et proches des côtes turques. Symi est devenue italienne en 1912 et en a gardé son caractère coloré et ses maisons de style néo-classique qui la rend unique. Elle recèle de nombreuses criques très agréables. La ville/port principale est Gialos qu'on voit sur la photo de titre. Elle se situe au fond d'une sorte de petit fjord comme on le voit sur la photo ci-dessous (empruntée ainsi que la suivante au site du "Routard"). En arrière-plan la côte turque.

 

Nous sommes partis de Sitia le 22 octobre par le ferry hebdomadaire de 7 heures du matin qui arrive d'Athènes et se rend à Rhodes. Nous avons passé une soirée dans la vieille ville où nous étions déjà rendus au printemps(https://stan-engrand.fr/post/show/311). La traversée dure près de 8 heures en desservant aussi les îles de Kassos et Karpathos (https://stan-engrand.fr/post/show/161), assez proches l'une de l'autre, approximativement à mi-route de Rhodes. Arrivés à 15h où nous avons eu le temps de visier le musée d'art moderne que nous avions trouvé fermé la fois précédente. 

Le lendemain, jeudi 23 nous avons pris le ferry pour Symi en début d'après-midi. Arrivée vers 16h. Notre hôtel se situe à Horio (village en Grec) qui se situe au dessus de la ville à 10 minutes en taxi. Repos avant une visite du village vers 17h30.

   

Le village est en fait un quartier de la ville. La continuité n'est jamais rompue, comme le montrent les rues en escaliers qui relient Horio au port.

Notre balade s'est terminée à l'heure du dîner dans une taverne traditionnelle très sympathique.

 

 

Le lendemain nous avons loué une voiture pour nous rendre au sud de l'île dans un petit village autour d'un monastère, Panormitis. Le monastère n'est pas intéressant mais le lieu est magnifique. L'anse qui constitue le port est étonnante. On croirait les digues construites par l'homme mais elle sont naturelles, cf. la photo ci-après.

Nous avons visité un autre monastère au nord-ouest, celui-là particulièrement intéressant. Celui du Taxiarque Michel de Roukounioto.Très intéressant parce qu'il est construit au dessus d'une église du XV°, aujourd'hui crypte de l'actuelle église, les deux étant en service. Taxiarque est un terme de Grec ancien qui désigne un officier supérieur dans l'armée. Je n'ai pas trouvé d’explication à son utilisation ecclésiastique et je suppose que le mot a changé de sens à l'ère chrétienne ou a simplement été utilisé par analogie dans la hiérarchie orthodoxe. Le pilier ci-dessous du portail du monastère montre l'inscription en Grec ancien religieux qui utilise un alphabet particulier.⁰ Ça se lit : "Saint monastère du Taxiarque Michel de Roukouniotos".

L'église moderne, bâtie au-dessus de l'ancienne est ceinte des quatre côtés par les bâtiments dans lesquels se situent les installations monastiques, cellules, réfectoire, bibliothèque...

Ci-dessous l'église "souterraine" du XV° avec son beau pavage et son iconostase

et au fond la chaire particulièrement belle.

 

À côté de l'entrée du monastère le hêtre pluri centenaire qui aurait été planté au XIV° par les chevaliers de Saint Jean qui, s'installant à Rhodes colonisèrent aussi les îles proches, cf. https://stan-engrand.fr/post/show/313

Nous avons terminé notre séjour à Symi par une jolie randonnée vers la plage de Saint Nicolas, anse bien protégée du vent, au bas d'une petite vallée, bondée en été, dont parasols et sunbeds avaient été démontés et dont nous avons disposé pour nous seuls. Donc excellent bain de mer dans le plus simple appareil.

 

 

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05 Oct 2025

Sitia Octobre 2025

Cet automne, nous sommes arrivés à Sitia le 01 octobre. Fabrice et Marie-Lys étaient là depuis une semaine. Marie-Lys a dû rentrer en France 2 jours plus tard et Fabrice est resté encore 5 jours. Nous avons donc eu du temps ensemble. Parmi nos pérégrinations, nous sommes allés à Palekastro à une vingtaine de kilomètres de Sitia sur la côte Nord-est et non loin de là sur une plage très agréable, à Chiona. 

Sur la photo de titre, on voit une zone humide au bord de la plage de Chiona, tout près d'une  montagne aplatie qu'on voit sur les photos suivantes. Elle est alimentée par une nappe phréatique qui se remplit en hiver et un canal naturel communiquant avec la mer lorsqu'il y a du vent. En été elle est généralement presque sèche et le sol est fouillé par des huitriers pie. C'est une zone importante pour les oiseaux migrateurs, bien connue des ornithologues.

Nous avons l'habitude d'y voir des huitriers pie, des hérons, des aigrettes et d'autres oiseaux dont je ne connais pas le nom.

flamants pas roses sur fr.wikipedia.org

Et récemment nous avons vu pour la première fois des flamants. Comme ils n'étaient pas roses, nous avons consulté Wikipédia qui nous a appris que : "Chez les flamants roses, on ne naît pas rose, on le devient : la couleur de l'espèce vient des pigments caroténoïdes présents dans les algues et les crustacés ..." La petite photo ci-contre provient de l'article cité

Comme on ne peut approcher, j'ai dû zoomer pour faire les photos ci-après, si bien qu'elles sont assez pixelisées, surtout la dernière.

 

 

 

Sur la photo suivante, on voit au premier plan la baie de Chiona et celle de Kouremenos au deuxième. J'ai pris la photo du haut d'un petit sommet de 250 mètres de haut qui s'appelle le mont Petsofas. S'y rendre n'est pas une très long mais ça monte fort et vite dans un chemin parfois difficile à trouver et surtout qui est fait de pierrailles sur lesquelles il est facile de glisser ou de se tordre une cheville.

 

Cette année, contrairement aux précédentes, le temps est assez variable, plutôt beau dans l'ensemble avec un peu de pluie de temps en temps mais surtout plus de vent que les autres années. Dans l'ensemble l'automne reste la saison doublement agréable : il faut beau mais moins chaud qu'en été et la mer a gardé la température de l'été qu'elle ne perd que très doucement. C'est en novembre qu'on commence à vraiment ressentir la différence.

 

 
 
 
 

 

 
 

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