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Stanislas Engrand

Articles dans la catégorie : Journal

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25 May 2026

Voyage à Karpathos du jeudi 21 mai au dimanche 24

Karpathos est une île beaucoup plus petite que la Crète mais très intéressante par son caractère sauvage et comme on dit, "authentique" bien que le tourisme s'y manifeste comme dans toutes les îles méditerranéennes. C'est notamment une île intéressante pour les randonneurs et pour la beauté de certains endroits où l'on accède qu'en bateaux ou à pied, où les fonds marins sont transparents, aux couleurs oscillant entre le vert et le bleu selon les fonds et leur profondeur.

Nous sommes arrivés par le port sud de l'île dans la ville de Pighadia (dont le vrai nom est Karpathos). Un hôtel très agréable est devenu notre "camp de base", d'où nous avons rayonné. 

Sur la photo de titre, le village de Mesochori accroché à la montagne sur le flanc ouest de l'île que nous ne connaissions par et où nous nous sommes rendus le premier jour. Des ruelles très étroites et des escaliers. Pas de voitures. Un lieu qui nous a particulièrement plu.

Une institution locale, ce charmant cafénio "Kafé Skopi" qui domine la mer. De là une belle vue sur la côte découpée vers le nord :

En haut du village, un autre cafénion fort sympathique et que nous n'avons pas été les seuls à apprécier.

Pendant deux jours il a fait très beau mais le temps s'est couvert le soir du deuxième jour. En contrepartie de quoi nous avons eu des nuages magnifiques et quelques instants d'une toute petite pluie fine.

  

 

Karpathos est une ile du Dodécanèse (qui signifie 12 iles), sud est des Cyclades, entre la Crète et Rhodes, soit à 4 heures de ferry de Sitia quand on arrive par le port du sud, Pighadia. Elle a une forme assez particulière, très étroite sur les deux tiers de son étendue, orientée nord/sud, un peu ventrue au sud. Elle est très montagneuse, très découpée avec de nombreuses failles dans la roche. Nous y sommes allés quatre jours pour le plaisir de la revoir. La première fois, c'était il y a 6 ans, cf. le lien :  https://stan-engrand.fr/post/show/161 dont la photo de titre était celle que je reproduis ci-dessous, du village d'Olymbos au nord de l'île :

un village très caractéristique emblème de l’ile. Mais cette fois-ci, contrairement à la précédente, pas de soleil sur Olymbos qui était dans le nuage. 

Nous y sommes allés le quatrième jour avant de rejoindre notre port de retour vers Sitia, Diaphani. La route pour monter à Olymbos était au départ ensoleillée et plus nous montions, plus le brouillard s’épaississait. Nous y sommes allés le quatrième jour avant de rejoindre notre port de retour vers Sitia, Diaphani. La route pour monter à Olymbos était au départ ensoleillée et plus nous montions, plus le brouillard s’épaississait. Pendant deux jours il avait fait très beau, mais ça s'est un peu gâté pour redevenir un peu ensoleillé le dimanche avant notre départ dans l'après-midi.

Un des plus jolis village après Olymbos est Diaphani au nord est de l'île. Un petit village/port où les Ferries venant de Rhodes font un arrêt avant de rejoindre celui du sud, Pighadia. On voit ici cette sculpture naïve mais sympathique de la femme du pêcheur qui attend le retour de mer de son mari, devenu emblème du village.

 

 

Et pour finir, une très belle photo de Monique prise quand le temps était très beau.

 

Et en post-scriptum : la photo d'une épave de cargo qui s'est aventuré sur des haut-fonds il y a un an. C'est assez spectaculaire, d'autant que le naufrage a eu lieu à moins d'une heure de navigation de SItia, à hauteur du cap SIdéro, quelques milles plus à l'ouest.

 

 

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09 May 2026

Sitia mai 2026

Partis de Mandelieu le jeudi 30 avril, nous avons pris l'avion à Nice pour Athènes. De là métro vers Le Pirée pour prendre le ferry de 21h pour Heraklion. L'avion avait 40' de retard et nous nous étions résignés à probablement perdre notre réservation de bateau. Miracle, l'heure tardive de début de soirée rendait le trafic assez peu dense et donc la durée d'arrêt aux stations assez courte et nous eûmes de justesse le ferry. L'apéro fut délicieux. Le repas assez bon ce qui est rare dans les restos de ferries. Notre petite cabine se transforma en palais jusqu'à l'arrivée à Héraklion à 7h. De là, un peu de marche à pied jusqu'à la gare routière pour prendre le car de 7h30 qui mène à Sitia en 3 heures et demi car il s'arrête presque partout. Et encore c'était un direct mais on est en Crète et il y a toujours des péripéties qui ralentissent le voyage (cette fois, un feuilleton avec des touristes qui n'avaient pas de monnaie pour payer. Ca a pris un quart d'heure pour trouver une solution par des échanges de palabre et de monnaie avec d'autres voyageurs. Notre amie Anne avait eu la gentillesse de venir nous chercher à la gare routière pour nous emmener à l'appartement. Même si ce n''est pas loin, ça monte fort et à pied avec la fatigue et nos valises à trainer, nous avons béni la gentillesse d'Anne.

C'est ainsi que nous sommes arrivés le vendredi 1er mai. Il pleuvait et faisait froid, tout était fermé, fête du travail oblige. Je me suis rappelé que la fête du travail était internationale et pour me rafraichir la mémoire, j'aai consulté un article de Wikipédia sur le sujet. J'en cite un extrait : Dans certains pays, comme la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs ».

Le soir évidemment taverne, mezze et bon vin en compagnie de nos amis navigateurs, Anne et Jacques qui n'avaient pas encore récupéré leur bateau en hivernage à Rhodes.

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Cette année, il a beaucoup plu pendant l'hiver et le début du printemps. C'est très bon pour la nature, après une année 2025 sèche, notamment pour les oliviers qui sont partout présents (c'est quasiment une monoculture dans l'est crétois), actuellement en pleine floraison et qui semblent promettre une belle récolte d'olives.

 

 

S'il y a eu quelques beaux jours au début du printemps, la dominante tout l'hiver était au gris, à la pluie et au vent. Des amis nous avaient envoyé des photos de tempête très forte avec du vent du sud chargé de poussières et de sable d'Afrique. Le jour était totalement assombri comme on le voit sur cette photo prise par notre ami Martial : 

 

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Pour en revenir à ce mois de mai, le soleil n'est vraiment revenu que mardi 5. Jusque là, à plusieurs reprises nous avons allumé la climatiseurs en mode chaleur. Ce n'est pas le meilleur des systèmes de chauffage mais appréciable en appoint.

Plusieurs petites randonnées en passant entre les gouttes nous ont fait du bien.

Depuis que le beau temps s'installe, il commence à faire chaud. Les soirées sur le port sont délicieuses (cf. photo de titre) jusqu'à ce que la fraicheur du soir s'installe, avec laquelle nous remontons vers notre appartement en haut de Sitia.

Aujourd’hui, samedi 9, nous allons tenter de nous baigner.

 

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15 Nov 2025

Quelques œuvres du peintre Tetsis

La photo de titre est celle d'un morceau d'une grande fresque qui s'appelle "marché". Elle est exposée en permanence dans le hall d'entrée de la pinakotiki ethniki (galerie nationale d'Athènes).

 

La série d'arbres ci-dessous a été peinte à Hydra [cf. https://stan-engrand.fr/post/show/319]

 

 

Toute une galerie de portraits 

 

 

 

De nombreux tableaux sont consacrés aux marchés. On y reconnaît bien la pâte de Tetsis 

 

Et toujours Hydra 

 

Et un intéressant arc-en-ciel

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30 Oct 2025

Hydra, 30 octobre 2025

La photo de titre est celle d'un tableau du peintre grec Panagiotis Tetsis, décédé il y a presque dix ans, originaire de Hydra. J'ai pu revoir une magnifique exposition qui lui est consacrée à la Galerie nationale d'Athènes après être allé à Hydra. Une très belle expo que nous avions découverte en mai, Monique et moi.Testsis est un peintre de renommée internationale. J'ai rassemblé quelques photos de l'expo dans un article suivant [https://stan-engrand.fr/post/show/320].

Hydra est une île magnifique qui se situe très au sud ouest d’Athènes à 10 km de la pointe sud du premier doigt du Péloponnèse (qui n'en compte que 4...), l'Argolide, dont on voit les montagnes sur la photo ci-dessous. Bien qu'elle soit assez loin du Pirée, on y accède en moins de 2 heures grâce aux catamarans aussi monstrueux  que puissants extrêmement rapides, qui déjaugent.

          

Outre que l'île est très jolie, la particularité majeure est qu'elle est totalement interdite aux véhicules à moteurs thermiques (cyclomoteurs inclus). Les seuls moyens de transport sont les mulets et les chariots à bras aujourd’hui électrifiées ou alors les bateaux-taxi.

C'est assez étonnant de voir décharger les marchandises des bateaux sur des mulets. La ville et port d'Hydra s'est enrichie de son activité commerciale qui a permis des fortunes de commerçants et d'armateurs qui ont joué un rôle déterminant dans la guerre d'indépendance contre les Turcs (1821/1829). Nombre de maisons sont plus grandes que sur les autres îles, colorées ou simplement chaulées. Les rues silencieuses sont propres, bien entretenues (ce qui est à souligner en Grèce) et joliment fleuries par de nombreux bougainvilliers roses et rouges. Se promener dans les rues est agréable et reposant malgré la présence de nombreux touristes.

 

Véritable institution de l'île, la pharmacie Rafalia est une très belle curiosité : jolie façade, "Pharmakeio" écrit en vert et surtout le décor intérieur qui n'a pratiquement pas changé depuis 1890 année de sa création par le grand-père de l'actuel pharmacien Evangelos Rafalias qui porte le même prénom que son grand-père. Les rayonnages anciens en bois et les pots qui contenaient les potions ont été conservés. 

                     

Ne pouvant déranger en prenant des photos à l'intérieur, j'ai récupéré celle-ci sur un site web :

  www.greekgastronomyguide.gr/fr/item/farmakeio-rafalia-ydra/

Un autre particularité d'Hydra est la quantité invraisemblable de chats. Ils sont très sociables et très appréciés. Il paraît qu'ils se massent sur le port au retour des pêcheurs et font le spectacle et j'imagine de la bagarre.

Hydra, c'est aussi l'île où vécut Léonard Cohen de 1961 à 1968. Il y écrivit notamment So long Marianne et Bird on a Wire, chansons que j'avais apprises à la guitare et que j'aime toujours jouer. En écrivant ces mots me revient que le chanteur était au festival de l'île de Wight en 1970 (dernier des grands festivals de l'époque qui avait réuni plus de 600.000 spectateurs) où j'ai pu l'entendre chanter ses chansons cultes.

Ci-dessous, une photo de sa maison, modernisée aujourd'hui. Elle appartient toujour, je crois, à son fils.

J'ai cru la reconnaitre en second plan du tableau de Tetsis qui la suit.

 

Arrivé dans l'île à 11h du matin, j'ai repris le bateau à 18h, après une journée de randonnée sur le littoral nord et évidemment un bain de mer. D'après Map, j'ai fait une vingtaine de kilomètres. Ouf ...

Ci-dessous une photo du bateau ultra rapide, autant que monstrueux, qui m'a permis cette magnifique journée dans cette île belle et attachante, comme Symi mais très différente, cf https://stan-engrand.fr/post/show/317

 

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31 Oct 2025

Athènes 31 octobre 2025

Le 28, Monique a repris l'avion pour Nantes et je suis resté à Athènes jusqu'au 31 soir où je devais reprendre le ferry pour Héraklion. 

Il est des lieux à Athènes que j'aime particulièrement et la colline des muses est de ceux-là. La vue sur le Parthénon est magnifique même quand le soleil n'y est pas. Au fond on aperçoit la colline du Lycabette d'où il est si agréable de regarder le Parthénon au coucher de soleil quand les derniers rayons le colorent de rose pendant quelques dizaines de secondes avant de disparaitre derrière les montagnes. 

Parmi les monuments que j'aime particulièrement à Athènes, il y a l'Académie composée de trois monuments néo-classiques sur le modèle des temples antiques, un bâtiment central et deux ailes. De part et d'autres au premier plan, les statues de Platon est Socrate assis sur des fauteuils. Au deuxièmes plan, sur de hautes colonnes, les statues d'Athéna et Apollon.

La photo de titre est celle du fronton et du toit de l'aile droite quand on regarde la photo ci-dessus. On y voit derrière, qui dépasse en hauteur, de nouveau une statue d'Athéna sur une haute colonne. On voit que le fronton est coloré. On imagine assez mal les temples antiques peints, habitués que nous sommes à les voir blancs/crème, tout comme les statues qui étaient en fait peintes elles aussi. Quand on voit des essais de reconstitutions colorées, c'est pour le meilleur et souvent le pire. C'est généralement très décevant. Probablement parce que ça va à l’encontre de nos représentations où la blancheur des vestiges serait une garantie de pureté et d'authenticité.

Je me suis beaucoup promené dans divers quartiers que je connais moins bien et j'ai privilégié des lieux ou monuments auxquels je n'avais jamais prêté attention. La tour des vents ci-après est un élégant bâtiment octogonal construit à à la fin du 2°siècle avant JC. dans l'Agora romaine lors de la colonisation de la Grèce par les romains.

Il abritait une horloge hydraulique dont il reste peu de choses et l'extérieur est orné de hauts-reliefs portant des allégories ailées représentant les différents vents. Celle de gauche sur la photo représente le vent de nord-est appelé Kaikias et celle de droite, Borée, le vent du nord. La première représente un homme barbu qui récupère des grêlons dans un bouclier ; la deuxième un homme barbu encore, dont le robe flotte au vent et qui tient une conque.

Sur la place la plus connue d'Athènes, la place Syntagma (place de la constitution), je suis tombé sur cet émouvant hommage aux victimes de l'accident ferroviaire de 2023 qui avait fait 57 morts et de nombreux blessés. Un accident dû à plusieurs facteurs techniques dont un système obsolète d'aiguillage qui a permis qu'une erreur humaine fasse rouler deux trains en sens inverses sur une même voie. Les 57 noms sont écrits en rouge et des nounours sont exposés quand il s'agit d'enfants.

A force d'y venir, nous commençons à bien connaître Athènes mais on n'épuise pas une grande ville aussi facilement. Pour la découvrir en profondeur, nous utilisons généralement un site Vivre à Athènes, [https://vivreathenes.com/], qui regorge d'informations et de suggestions. C'est ainsi que nous avons découvert, Monique et moi, un restaurant particulièrement sympathique qui est aussi un magasin de charcuteries et de fromages d'Anatolie. Très bon accueil, serveurs et serveuses souriant(e)s et disponibles, service impeccable. Chose rare à Athènes, on vous sert un amuse-bouche (une petite portion de jambon sec en effilochée et fromage) et à la fin du repas, un léger dessert est offert. En l'occurence il s'agissait de yaourt avec une confiture orange dont je me suis fait expliquer la composition : dominante de carottes confites, un peu d'orange et du curcuma. J'aurais été incapable de deviner la présence de carotte. Pendant les 3 jours que j'ai passés seul à Athènes, j'y suis retourné une fois et j'ai repris exactement la même chose : une planche individuelle de charcuteries et de fromages.

La tradition d'offrir un dessert et un léger amuse-bouche ou parfois un petit mezzé, est encore pratiquée en Crète mais rarement en Grèce continentale. 

Les belles découvertes se font aussi par hasard. Je suis ainsi tombé sur une église byzantine (il y en a de nombreuses à Athènes souvent petites) plus grande que celles que je connaissais et flanquée d'un clocher type campanile, ce que je n'avais jamais vu. Il s'agit de la Sainte Trinité nommée aussi Agia Sotira, Sainte Sotira (qui apporte le salut). Elle a été rachetée et totalement reconstruite au cours du XIX° par des orthodoxes russes, d'où l'une de ses dénominations actuelles d’église russe. A la base, c'est une église du XI°, construite sur d'anciens thermes romains, qu'on visite en descendant dans une crypte. On y voit les vestiges du système de circulation d'eau chaude souterraine qui chauffait les thermes par le dessous des planchers, lesquels thermes ont ensuite servi de catacombes (cimetière souterrain) à l'ère chrétienne. L'espace est assez restreint pour des raisons de sécurité mais assez spectaculaire malgré la brièveté de la visite d'une dizaine de minutes pour un prix démesuré de 8 € et une guide délivrant des informations basiques en Anglais avec un fort accent pas toujours compréhensible. Mais c'est toujours une agréable surprise de découvrir ce genre de curiosité même s'il n'y a in-fine pas grand chose à voir sinon une belle église richement ornée comme le sont toujours les églises orthodoxes.

 

 

 

 

 

 

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